Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informatique, Linux Windows et humeurs. Nouveau : fonds d'écran et annuaire de webradios Des informations que j'essaie d'agrémenter au fil du temps et de mes expériences.

Publicité

Irruption de gendarmes dans une école du Gers.



Voici deux témoignages, que je souhaite relayer ici afin de contribuer à faire en sorte qu'ils ne disparaissent pas d'Internet dans quelques mois.

Il y a un gros buzz en ce moment (janvier 2009) sur Internet, concernant l'irruption de gendarmes dans des salles de cours dans un lycée du Gers. C'est un témoignage que j'ai entendu récemment. Le professeur ne se rend pas compte de la portée de ses propos. On ne peut compter les professeurs se complaisant dans l'inexactitude, mais celui-ci fait fort dans la propagation de fausse rumeur. On peut se douter que son poste va être remis en cause.


Vous trouverez donc ici le témoignage d'un professeur sur l'irruption de gendarmes dans sa classe, suivit du témoignage du responsable de l'opération qui a été menée, sur demande du procureur, qui a fait suite suite à une demande du directeur de l'école des métiers.




Témoignage d’un enseignant de lycée concernant l'irruption de gendarmes dans sa classe:
(re-transcription d'une diffusion sur France Inter)

Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d’un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible...


On ne me répond pas, j’insiste, on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l’ambiance est lourde, menaçante, j’ouvre une fenêtre qu’un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.

Le chien court partout, mord le sac d’un jeune à qui l’on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d’un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l’élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m’impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d’une ironie douteuse fusent.

Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d’une heure. Une trentaine d’élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d’enlever leurs chaussettes, l’un d’eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs.

Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto ! »

Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J’apprendrais par la suite qu’aucun évènement particulier dans l’établissement ne justifiait une telle descente.

La stupeur, l’effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu’ils dramatisent. Ils m’interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l’abattoir sans réagir : l’effet surprise laisse sans voix, l’effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.

Ensuite, dans la journée, je m’étonne de ne lire l’indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l’intervention normale, d’autres souhaitable.

Je me dis qu’en 50 ans (dont 20 comme prof), je n’ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l’assaut d’une idéologie dure.

Ce qui m’a frappé, au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche, c’est l’attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d’une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n’y a que des garçons, les félicitant d’avoir bien « caché leur came et abusé leur chien »... C’est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu’ils devraient être des guides lucides et conscients...

Un professeur qui ne manque jamais de faire contre la drogue une prévention qu’il juge intelligente.






Le responsable de l'opération anti-drogue menée dans un lycée du Gers s'explique ici-bas, malgré le risque de sanctions administratives.
(publié sur un forum)


"Je vous autorise à retransmettre et à diffuser sans restriction aucune et sans masquer mon nom les faits relatés et mon commentaire sur l'intervention de ce professeur. En outre, je voudrais dans un premier temps que vous inondiez le forum gendarmes et citoyens de mon mail, toujours sans rien masquer. Dans un second temps, je vais m'abonner au forum.

Bonjour, avant d'écouter l'intervention de ce professeur sur les ondes de France INTER, je tiens à préciser les points suivants. Les faits dénoncés sont totalement faux et je vais vous dire pourquoi je suis bien au courant de ces faits.

Le lundi 17 novembre 2008 de 10H30 à 12H00, sur la demande du directeur de l'école des métiers de AUCH/PAVIE (lettre à l'appui) et sur réquisition de madame le Procureur de la République à AUCH, une recherche de produits stupéfiants est organisée dans cet établissement. 18 classes sont prévues (274 étudiants âgés entre 17 et 30 ans) sont concernés. 14 gendarmes + 2 maîtres chiens sont en charge de ce contrôle. Je suis à la tête de ce groupe et responsable de ce contrôle (c'est pour cela que je connais bien ce dossier).

Je suis le Major TRIBOUT Jeannyck, commandant la brigade territoriale autonome de AUCH (vous voyez, moi je n'ai rien à cacher).

Lorsque nous entrons dans la classe de ce professeur, nous sommes 4 gendarmes et un chien de recherche STUP. Nous avons été précédé du directeur de l'établissement qui rentre le premier et explique le but de la visite. Lorsque nous rentrons, nous disons bonjour (nous attendons toujours la réponse du professeur). Nous indiquons aux étudiants comment nous allons opérer et leur demandons de ne faire aucun geste brusque, ne pas regarder le chien dans les yeux et de le laisser travailler. A ce moment là ce professeur ouvre la fenêtre et déclare "en 50 ans de carrière je n'ai jamais vu çà, nous sommes dans un Etat policier". Ce professeur à la cinquantaine.

Nous refermons la fenêtre. Pendant toute la durée du contrôle, le professeur tourne le dos à la classe, regarde par la fenêtre, il ne verra rien de cette intervention proprement dite et il n'adressera à aucun moment la parole à qui que ce soit, même pas pour soit disant défendre ses élèves. Le chien n'a agressé personne et n'a démoli aucun ordinateur ou vêtement. Il y a eu des fouilles/palpations de personnes qui ont été "marqués" par le chien avec leur accord. Aucune personne ne s'est retrouvée en caleçon. Lorsque les gendarmes ont quitté la classe l'un d'eux a effectivement dit "au revoir messieurs dames" car dans les classes précédentes il y avait des femmes, dans celle-ci il n'y en avait pas, mais il n'a jamais été dit "salut les filles". Ce que le professeur oubli de dire, c'est que lorsque nous avons quitté sa classe il a dit aux élèves "ouvrez vite les fenêtres, çà pue"...... çà c'est pédagogique!

Il faut savoir que lors de ce contrôle 6 étudiants ont été trouvés porteur de STUP, dont un avec 34 grammes et une petite balance électronique sur lui pour la revente. Si ce professeur accepte çà, l'avenir de nos enfants est bien sombre.

Il faut savoir également que 1 mois 1/2 auparavant deux gendarmes (formateurs relais anti-drogue) sont intervenus dans cet établissement pour faire de la prévention, c'est à dire informer du danger de la drogue sur la santé, sur les conséquences pénales, et ont averti les étudiants qu'il y aurait des contrôles.

Ce professeur soixante-huitard sur le retour et défenseur des causes perdues est surtout un "GROS MENTEUR" et par contre lui, ne fait pas honneur à sa profession, car je connais bon nombre de professeurs qui ont de vraies valeurs pédagogiques et qui font de la prévention en étroite collaboration avec les gendarmes...........mais lui il retarde d'une "révolution".

Maintenant, vous pouvez écouter ce tissu de mensonges, mais moi Major TRIBOUT Jeannyck, commandant la BTA AUCH et responsable de cette opération certifie que tous les propos de ce professeur sont mensongers.

Signé Jeannyck TRIBOUT



Qui croire? Et bien, je pencherait largement en faveur des gendarmes, je trouve leur présentation des faits beaucoup plus claire et réaliste. Il y a une somme de petits détails qui ne collent pas dans l'explication du professeur. Comment un chien policier peut courir et mordre des sacs en même temps tout en cherchant de la drogue? Comment des gendarmes assermentés pouraient se comporter de la sorte? On ne parle pourtant pas des cow-boy de la BAC! Si les faits se sont réellement déroulés comme cela, comment expliquer l'attitude des autres professeurs? Il n'y aurait qu'une explication, c'est que les élèves soient tous et sans exception de véritables voyous, et qu'ils intimidaient leur professeurs. C'est déjà arrivé. Je suis même sur que ça arrive encore. Mais cela semble un peu gros dans ce cas qu'un seul professeur prenne leur défense.


Je pense que l'affaire est assez grâve pour qu'une enquête soit menée par le procureur de la république. Et a la suite des résultats, les fautifs devraient être sanctionnés. Si le témoignage du professeur n'est qu'un tissu de mensonges, et qu'il ne revient pas en arrière, qu'il ne s'excuse pas, il devrait être poursuivit pour diffamation. Et, bien sûr, si la descente s'était réellement passée comme le décrit le professeur, il faudrait prendre des sanctions à l'encontre des responsables, et des acteurs de cette scène choquante.



BolT1024
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
je n'ai trouvé aucun témoignage d'étudiant...bizarre non ?
Répondre
P
à mon avis y a un moyen très simple de connaitre la vérité. 300 élèves, ça doit faire pas mal de témoignages sur des forums non ? si il n y en a pas... c est louche...
Répondre